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Dans le contexte global de la politique belge de coopération au développement, et de la grande diversité des intervenants qui la caractérise, le CIUF se concentre sur le soutien des universités ou institutions de recherche des pays en développement dans la réalisation des objectifs de développement qu'elles se sont assignés. Ainsi, les universités francophones de Belgique mettent l'expertise qu'elles ont développée dans la réalisation de leur mission en Belgique, ou ailleurs, à la disposition de leurs homologues dans les pays en développement.
Les universités francophones de Belgique témoignent d'une longue tradition de coopération au développement. Elles ont développé dans ce domaine une expertise considérable, surtout en Afrique francophone et en Amérique latine.
La coopération entre le CIUF et les universités des pays en développement se fonde sur les éléments suivants :
Le partenariat le CIUF entend se départir définitivement d'une relation de coopération qui soit strictement financière : son objectif n'est pas de financer des projets mis en œuvre par une université belge dans un pays en développement, ni de financer des projets réalisés par une université en développement. Il est en revanche de permettre à des universités belges et des pays en développement d'ensemble initier et mettre en œuvre des programmes, des projets et des actions qui contribuent à la réalisation des objectifs de développement fixés par le partenaire ; Des partenariats adaptés
le développement des universités dans les pays partenaires est en grande partie tributaire du développement de ces pays. Les compétences et besoins de différents partenaires sont, pour cette raison, très diversifiés. Le CIUF définit par conséquent des politiques de partenariat adaptées à chaque partenaire, notamment en ce qui concerne les cycles d'études qu'il soutient ; La coopération qualifiante
il est essentiel que le capital d'expertise développé par les universités francophones de Belgique dans le domaine de la coopération au développement puisse être maintenu et exploité. A cette fin, le CIUF encourage ses universités membres à reconnaître académiquement les actions de coopération entreprises par les professeurs et chercheurs. Il donne priorité aux programmes, projets et actions qui développent non seulement l'expertise des partenaires en développement mais également des représentants du monde académique et scientifique belge ; La concentration
en présence d'un grand nombre de sollicitations et d'un budget limité, le CIUF entend canaliser ses interventions afin de les optimaliser : ainsi, il vise à concentrer ses partenariats sur un nombre limité d'institutions universitaires ou de recherche identifiées sur la base de critères établis et distincts selon les programmes ; La concertation
le CIUF entend réaliser la mission qui lui est confiée en concertation avec les autres intervenants dans le domaine de la politique belge de coopération au développement. Ainsi, il exploite pleinement les structures établies par le gouvernement fédéral belge en vue de la concertation entre les autorités publiques et le CIUF et respecte la jurisprudence qui en résulte. Il favorise également les échanges d'informations et les actions communes avec les autres acteurs belges, universitaires ou non : VlIR, CGRI, APEFE, ONG, CTB, fédérations universitaires européennes, AUF, Banque mondiale, etc.. Ces échanges d'informations peuvent mener à des recherches de complémentarités et de synergies auprès de certains de nos partenaires ; L'évaluation continue
le CIUF vise à suivre de manière systématique la mise en œuvre des partenariats afin de pouvoir adapter continuellement les programmes et projets aux besoins et capacités d'absorption des partenaires, mais aussi aux circonstances externes. A cette fin, il demande aux acteurs d'accompagner les programmes et projets d'indicateurs objectivement vérifiables. L'encouragement de la coopération sud-sud
le CIUF veille à ce que les partenariats qu'il développe se réalisent dans le souci d'une ouverture vers la coopération régionale : d'une part, il ne s'engage pas dans des projets qui constituent entre eux des redondances, d'autre part, plus proactivement, il encourage ses différents partenaires, chaque fois que c'est possible, à mettre en commun leurs ressources pour la réalisation de projets ou d'actions similaires ; La démarche interuniversitaire
le partenariat recherché avec les universités en développement se voit doter d'une dimension supplémentaire en ce que le CIUF organise ses programmes et projets de coopération dans une démarche interuniversitaire en Belgique. Le souci est constant d'associer plusieurs universités francophones de Belgique, non seulement aux partenariats qui sont définis, mais aussi aux différents projets et actions qui les composent. Si cette dimension interuniversitaire est tout à fait opérationnelle sur le plan de la Communauté française de Belgique, le CIUF entend développer rapidement des partenariats avec les universités flamandes de Belgique, ainsi qu'ultérieurement avec d'autres universités européennes dans le cadre de la création d'un réseau européen ; La démarche interdisciplinaire
les actions encouragées et exécutées par le CIUF relèvent d'une démarche interdisciplinaire intégrée. Un budget consacré directement à la réalisation des objectifs
les différents programmes définis et mis en œuvre par le CIUF appellent de la part des universités individuelles une contribution importante en termes de coût d'opportunité : en effet, les ressources humaines mobilisées par le CIUF dans la mise en œuvre scientifique des programmes (constitution de groupes de travail, comités d'experts, coordination de programmes, missions d'enseignement, de coordination, de suivi) ne sont pas rémunérées par ce dernier, mais continuent à être prises en charge par les universités dont elles relèvent. Il en découle que les budgets confiés au CIUF par les autorités publiques sont en toute grande partie consacrés à la réalisation directe des objectifs (équipement, formation de personnes-ressources) et sont grevés d'un minimum de charges liées à leur gestion en Belgique. Cela illustre l'engagement des universités francophones de Belgique sur les questions de coopération au développement et signifie que les budgets réels affectés à la Commission Universitaire pour le Développement sont bien plus importants que ceux qui sont publiés dans le Moniteur belge, et qu'ils relèvent d'une recherche d'optimisation et de complémentarité entre le gouvernement fédéral, la Communauté française de Belgique dont dépendent financièrement les universités francophones de Belgique et les universités individuelles qui mettent le cas échéant leurs fonds propres à la disposition des partenariats établis par le CIUF.
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